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Burkina: 270 776 personnes déplacées internes enregistrées à la date du 16 août, le plan d'urgence estimé à plus de 110 milliards de FCFA
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Soudan: le nouveau Premier ministre Abdalla Hamdok confirmé le 20 août

ECONOMIE

Pour obtenir des prix consensuels qui prennent en compte les intérêts des consommateurs sans pour autant nuire à ceux des opérateurs économiques, le gouvernement burkinabè a mis en place un Cadre de concertation tripartite (CCT) depuis juin 2011. Sa mission essentielle : proposer les prix pour les produits de grande consommation et faire des recommandations sur l’organisation de la production et de la consommation. Neuvième du genre, la session ordinaire du CCT qui se tient ce mardi 14 mars 2017 à Ouagadougou aura pour résultat essentiel, de faire des propositions aux problèmes de la vie chère.

Depuis son institution, le CCT a tenu huit assemblées générales ordinaires et extraordinaires. La huitième qui a eu lieu le 26 avril 2016 a abouti au plafonnement des prix des produits tels que le maïs à 155 FCFA/kg soit 15.500 FCFA le sac de 100 kg ; le sorgho blanc à 155 FCFA/kg soit 15.500 FCFA le sac de 100 kg ; le petit mil à 190 FCFA/kg soit 19.000 FCFA le sac de 100 kg. Outre le plafonnement des prix de ces produits, il a été envisagé la réduction du prix d’autres produits de grande consommation tels que le ciment, le fer à béton, les tôles, etc.

Malgré cet effort de maintenir les prix à des niveaux acceptables, certains produits comme le sucre, le riz, l’huile, le savon et aujourd’hui le pain, sont au centre des plaintes des populations du fait de l’augmentation de leurs prix. La comparaison des prix faite par Sibiri Sanou, secrétaire général du ministère en charge du Commerce, l’on retient que les prix des produits de grande consommation ont substantiellement augmenté. C’est donc le lieu pour le CCT, d’examiner les prix d’un certain nombre de produits vitaux afin de soulager la souffrance des populations.

Ainsi, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Stéphane Sanou, a proposé que les prix de certains produits soient examinés. Il s’agit notamment du riz, des céréales locales, des huiles alimentaires, du sucre, de la farine de froment, du pain, du lait et produits de la laiterie, du savon, du ciment, du fer à béton, des tôles, des hydrocarbures et des articles scolaires. Pour le ministre Sanou, «les conclusions de cette rencontre s’appliqueront à toutes les parties prenantes».

Pour sa part, la Ligue des consommateurs, représentée par son secrétaire général du Centre, Pascal Zaïda, pense sortir de cette rencontre avec des prix abordables et des produits de qualité pour l’ensemble des consommateurs.
 
Abel Azonhandé

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