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CULTURE

Le cinéma burkinabè est en deuil. Le célèbre réalisateur burkinabè,  Missa Hebié est passé derrière la caméra en début de soirée de ce mercredi 26 septembre 2018. Dans sa filmographie, on retiendra la série à succès «Commissariat de Tampy», «Sita», «L'as du lycée», «Le fauteuil», «En attendant le vote», «Cellule 512», «La raison du plus fort» etc. Grande figure du cinéma burkinabé,  Missa Hebié s’en est allé en plein tournage de sa dernière série «L’ami fidèle». C’est dans une ambiance où l’émotion était à son comble que nous avons rencontré son fils Ibrahim Hébié, réalisateur, producteur et fils du défunt ce jeudi 27 septembre au domicile du défunt.



Ibrahim Hébié, réalisateur, producteur et fils du défunt


«Nous étions en plein tournage de notre nouvelle série de 52 épisode de 13 mn ce mercredi. Je lui ai  proposé de faire des séquences salon et il m’a demandé de les faire avec le caniche (chien) avec lequel nous tournions. Je suis donc allé voir le directeur photo pour qu’il m’aide à le convaincre. Quelques minutes après, il m’a appelé depuis son bureau. C’est ainsi que je suis allé le trouvé comme quelqu’un qui somnolait puisqu’il en avait l’habitude. Je l’ai tapoté plusieurs fois et je me suis rendu compte qu’il était inconscient et il est tombé sur moi. J’ai alors demandé un véhicule d’urgence pour l’emmener au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Pissy. Pour avoir fait une formation en secourisme, j’ai essayé de lui faire quelques massages en chemin mais à notre arrivée, les médecins nous ont dit qu’il était tard. Pourtant il venait de faire un contrôle le lundi dernier avec le cardiologue de la famille et il n’y avait pas de signe annonciateur. J’avoue que c’est quelqu’un qui ne joue pas avec son travail. Malgré que ce soit mon père, il ne me faisait pas de cadeau en matière du travail bien fait.»

Wahabou Barra dit Walib Bara, directeur général du BBDA

«C’est un monsieur dévoué au travail bien fait que j’ai connu depuis la Radiodiffusion télévision du Burkina et ensuite dans le cinéma. Il était à l’écoute des différentes préoccupations liées au développement de cette filière. Il me demandait chaque fois si l’on pouvait faire du cinéma lorsque nos salles sont fermées. Et je lui répondais chaque fois que le cinéma s’est déplacé aujourd’hui à la télévision nationale. Et qu’au regard de son expérience, nous pouvions trouver ensemble des solutions, notamment sur la question du préachat, du financement et comment la télévision nationale pouvait accompagner les réalisateurs. Il part à la veille du cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco). C’est un coup dur mais lorsqu’on se rend compte qu’il est parti la caméra en main, on peut dire que c’est une forme de prémonition et c’est à nous de tirer profit des enseignements qu’il a partagé avec ses proches pendant ses moments sur terre et continuer l’idéal qu’il voulait. Notamment celui de voir le cinéma considéré dans son essence, un outil d’éducation proche des populations de masse. Parce que sa caractéristique aussi était que ses films rapprochaient beaucoup du vécu des populations burkinabè. Il faudra donc continuer dans cette dynamique et espérer que le bon Dieu ait pitié de son âme.»

Programme provisoire des obsèques

Jeudi 27 septembre 2018 : veillée de prière à son domicile
Vendredi 28 septembre 2018 : nuit d’hommage à son domicile
Samedi 29 septembre 2018 : levée du corps et hommage à son domicile
Samedi 29 septembre 2018 : inhumation au cimetière de Gounghin à 14h



 


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