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Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018
Ouagadougou: une formation tactique entraînera «des explosions bruyantes» le jeudi 15 novembre (ministère de la sécurité)
Sud-ouest: 72 cas de grossesse enregistrés en 2017 dans les écoles primaires et 328 au post primaire
RDC: la nouvelle épidémie Ebola fait 200 morts
Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)
Etats-Unis: au moins douze morts dans une fusillade en Californie
Musique: le Rwandais Buravan, est le lauréat du Prix Découvertes RFI 2018
Burkina: augmentation de 75 FCFA du prix du carburant à partir du vendredi 9 novembre 2018 (conseil des ministres).
Pakistan: la chrétienne Asia Bibi poursuivie pour blasphème et acquittée il y a une semaine a été libérée (Officiel)

CULTURE

Native d’Abobo baoulé, un quartier d’Abidjan, l'artiste Kalam a brillé de fort belle manière sur le podium de la 14è édition du festival «Fête de la musique» à Ouagadougou. Ce 21 juin 2018, la jeune dame a démontré son savoir-faire musical aux fans de la bonne musique.


Le public venu à ce concert ne saurait se plaindre de la prestation de l’artiste Kalam, car comme on le dit dans le langage du showbiz, «l’artiste a vraiment transpiré ce soir». Annoncée pour assurer la première partie d’un concert grandeur nature rehaussé par la présence du mythique groupe ivoirien Zouglou Makers, Kalam n’a fait que confirmer tout le bien qu’on pensait d’elle.

Véritable bête de scène, l’artiste fait délester son style fait de savant mélange des rythmiques du pays des Hommes intègres, notamment le Kundé (guitare traditionnelle). Pour cette premiere sortie scénique live, l’artiste est allée présenter son œuvre à sa Majesté le Moro Naaba Baogo (roi des Mossé) et au Wogdog Naaba pour demander leurs bénédictions comme le souhaite la tradition de cette ethnie (car une femme jouer au kundé reste toujours mystérieux ou un interdit non-dit pour la société mossi). Targuant de s’être mariée avec la musique, elle se faisait voiler le visage pendant toutes ses prestations parce que pour son staff et comme le veut la tradition, la nouvelle mariée a le visage voilé et son faciès ne sera connu par le grand public qu’après ses noces.

L’avant-goût de cette noce a été bien servi à l’occasion de cette fête de la musique sous la houlette de son producteur Kosta Thégawendé. Pendant une quinzaine de minutes, l’Artiste a déballé son répertoire artistique et surtout sa maitrise vocale. De sa belle voix, Kalam propose un voyage initiatique aux futurs convives, aidé en cela par le déferlement d’images en couleur sur le podium. A chaque déclamation de strophes, le public se montre généreux en youyou et  applaudissements. Lorsqu’elle fredonne «Bibeiga», le titre éponyme de son maxi single, c’est l’ébullition à la place de la nation. La transfuge de la troupe d’animation «Dodo», séduit sous le holà du public qui scande «bisser, bisser».

Cadre de prestations d’artistes par excellence et moment de retrouvailles, le podium du festival «Fête de la musique» a encore permis de faire des découvertes de talents de la musique burkinabè. En témoigne Kalam, une star montante de la musique burkinabè. Et c’est à mettre à l’actif de «Exit Management», structure organisatrice de cet évènement.


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