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Niger: le grand griot zarma, Djilbo Badjé, s'est éteint à près de 80 ans (RFI)
Santé: le président du Faso a lancé un appel aux populations afin que le paludisme soit vaincu au Burkina Faso d’ici 2030
Burkina: Le tribunal de Djibo  est fermé «jusqu‘à nouvel ordre» pour «raisons de sécurité»
Siao: le Madagascar, pays invité d’honneur de la 15e édition
Burkina:  «Artisanat africain, exigences du marché et développement technologique» est le thème du Siao 2018 (26 octobre-4 novembre)
Burkina: l’abbé Prosper Bonaventure Ky nommé évêque de Dédougou
Football: l’ancien sélectionneur de l’équipe de France, du Cameroun et de la Côte d’Ivoire, Henri Michel, est décédé ce 24 avril 2018.
France: Soupçonné de corruption au Togo et en Guinée, l'homme d'affaires français, Vincent Bolloré, en garde à vue.
Burkina: tué lors de l’attaque du camp de la Minusma, le Caporal Yaméogo Ibrahim (35ans) a été inhumé ce lundi au cimetière de Gounguin

CULTURE

Après plusieurs années aux côtés de son oncle Bil Aka Kora, l’artiste musicienne Ka Cora sort son premier album. Intitulé «Anou Wooro»  « l’ombre de ma mère » en Français, cet album se veut le début de la carrière artistique de Reine Ka Cora Alobou à l’état civil. La dédicace de l’album a eu lieu dans la soirée du jeudi 25 janvier 2018 à Ouagadougou.

Cet album, selon l’artiste, est un voyage dans l’univers de la culture kassena à travers la promotion du djongo. Un bijou sonore de 7 titres chantés en Kassena, Français, Anglais et Mooré qui fait appel à des instruments traditionnels comme le Bendré et la flûte traditionnelle. «Anou wooro a pour thématique principale l’enracinement aux valeurs culturelles avec des sous thèmes qui parlent de l’union, la promotion de notre identité culturelle et Dieu» dit-elle.

Dans cet album de 7 titres, Ka Cora prône le pardon, la tolérance, l’entraide et l’amour. Pour Ka Cora, les mauvaises nouvelles prennent l’avion et la vérité arrive en retard. D’où le titre «Avion» dans lequel l’artiste invite les uns et les autres à éviter les commérages. 

A travers le titre « Hommage à Djata » l’artiste entend rendre hommage à sa tante Djata disparue il y a quelques années dans un accident de circulation. «Djata a impacté de nombreux artistes du Burkina. Elle constitue un repère pour les artistes kassena et, elle était une personne qui protégeait les personnes vulnérables. Voilà pourquoi j’ai décidé de rendre hommage à ce modèle», a avancé l’artiste.

Dans la chanson « Adjikoga » qui signifie «j’ai leur soutien», Ka Cora estime que les fans constituent un soutien inestimable dans la carrière d’un artiste. De ce fait, elle rend un hommage à ses fans et à ceux de Djata Ilébou qui voient en elle une héritière. Dans «Galagala» ou encore «mes origines», l’artiste entend vulgariser la musique burkinabè au-delà des frontières.

Ka Cora dit merci à Dieu pour toutes ses grâces dans sa vie à travers «Wend kouni». Aussi dans cet opus, on y trouve des titres comme «Unity», «Ambol sono» ou «mon préféré» chanté en featuring avec Dicko Fils. Selon elle, l’amour doit triompher sur les considérations religieuses, ethniques, politiques etc. 

Native de la province du Nahouri dans la cité de Pô, «Princesse Alobou», institutrice de son état, pose la voix pour la première fois dans un featuring avec Dicko Fils en juin 2016. 

 

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