Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: le Syndicat des travailleurs de l'action sociale (Syntas) annonce une grève de 96h à compter du 19 décembre.
Côte d’Ivoire : 4 blessés dans le crash d’un hélicoptère ce jeudi 14 décembre aux alentours de l’aéroport Félix Houphouet Boigny (aouaga.com).
Justice: «Le gouvernement espère un traitement diligent» du dossier Norbert Zongo (Rémis Dandjinou, porte parole).
Burkina: l’hebdomadaire Conseil des ministres est prévu pour ce jeudi 14 décembre 2017.
G5 Sahel: Roch Marc Christian Kaboré se rend à Paris le 13 décembre 2017 pour prendre part à une réunion internationale.
politique: démission de Larba Yarga, 2ème secrétaire adjoint aux affaires juridiques chargé du contentieux électoral du BPN du MPP.
Cinéma: «Thom» de Tahirou Ouédraogo meilleur film au festival Toukountchi
Etats-Unis:  explosion à New York, 4 blessés aucune perte en vie humaine, «une tentative d'attentat terroriste» selon le maire
11-Décembre: 5 000 défilants dont 1 700 militaires, paramilitaires et 3 300 civils ont pris part à la parade du 11-décembre 2017 à Gaoua 
11-Décembre: "Nous avons la responsabilité de bâtir ensemble une Nation prospère et respectée"(Roch Kaboré)

CULTURE

«Eduquer à la vulnérabilité : une urgence de notre temps», c’est le titre du nouvel ouvrage du frère Pierre Ouattara et publié aux Nouvelles éditions balafons. Alors que la vulnérabilité est vue comme une donnée négative, l'auteur qui est par ailleurs conseiller général chargé de la région Lasallienne d’Afrique et Madagascar, va à contre-courant de la mentalité ambiante en proposant une éducation à la vulnérabilité.


Dans cet ouvrage, Pierre Ouattara évoque plusieurs facettes de la vulnérabilité. D’abord la vulnérabilité de Dieu qu’on découvre dans le christianisme à travers la figure de Jésus Christ, mais aussi de celle de l’enfant qui apprend aux adultes à être responsables, à se contrôler et à se maîtriser quand ils ont affaire à un enfant. L’auteur parle également de la vulnérabilité de la femme, à travers laquelle l’homme pourrait mieux l’apprendre à travers la douceur que montre la femme, une douceur qu’il présente comme une force qui se montre forte contre elle-même. Il propose alors une nouvelle manière d’habiter notre monde : la culture de l’hospitalité par l’éducation à la vulnérabilité.

L’éducation à la vulnérabilité est donc présentée par l’auteur comme l’éducation à la conscience de la vulnérabilité. Elle est également présentée comme «le fait de conduire les personnes et les communautés humaines à découvrir au cœur de leur vulnérabilité, les énergies, les ressources de l’esprit et du cœur en vue de la créativité pour guérir des blessures, se relever des chocs, pour se reconstruire, se réinventer après des expériences violentes et traumatisantes».

Si présenter la vulnérabilité comme une valeur à laquelle il faut éduquer apparait comme une gageure, l’auteur quant à lui, montre l’urgence de relever ce défi si les êtres humains ne veulent pas perdre leur humanité et compromettre définitivement leur possibilité de survie dans un monde qui, par leur faute, est devenu paradoxalement moins hospitalier en dépit des progrès extraordinaires de la science et des technologies. Et ce, au regard des problèmes environnementaux. D’où la nécessité selon lui, d’apprendre à mieux habiter la terre. «Je pense la problématique de façon globale dans le sens d’une éducation qui sera autre que l’éducation que nous avons pratiqué jusqu’à présent. J’entends par éducation autre, une éducation qui apprend aux enfants à habiter là où ils habitent, à être attentifs à leur environnement, à faire attention à la maison où ils vivent, à la rue, à la cour, à la végétation pour que les enfants au lieu de regarder la télé et être bombardés par des images venus d’ailleurs, qu’ils puissent connaitre mieux leur environnement et soient capables de relever les défis de l’environnement où ils habitent», explique Pierre Ouattara.

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