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Burkina: l’hebdomadaire Conseil des ministres est prévu pour ce jeudi 14 décembre 2017.
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11-Décembre: "Nous avons la responsabilité de bâtir ensemble une Nation prospère et respectée"(Roch Kaboré)

CULTURE

La commune rurale de Kokologho vibre au rythme de la mode africaine depuis le vendredi 25 novembre 2015 à travers la valorisation du « Faso danfani ». Le festival « rendez-vous à Kokologho », 1er du genre, s’y est tenu jusqu’au 27 novembre.

 

Kokologho, commune rurale située à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Ouagadougou, était le  carrefour du textile et du pagne tissé burkinabè. L’utilisation du «Faso danfani » en Afrique par les acteurs de la mode pour la création de leur modèle a suscité l’organisation de ce 1er évènement dénommé «rendez-vous à Kokologho» par le président de l’Association pour la valorisation de l’art et du textile africain (Avata), Georges Kaboré de Baziri.

Pour lui, l’objectif premier est de promouvoir le « Faso danfani » et aussi inciter les habitants, les voyageurs à l’acheter pour que tous puissent bénéficier des retombées de ces produits. «L’autre objectif est également de créer un village artisanal lié au « Faso danfani » et de faire de la commune rurale de Kokologho le carrefour du textile, du pagne tissé burkinabè », a ajouté le promoteur.

Une initiative à soutenir selon le parrain de cette 1ère édition, Urbain Yaméogo. «Nous avons estimé que c’est une bonne initiative qu’il faut soutenir par ce que, pour moi, la promotion du Faso danfani c’est soutenir les producteurs agricoles de ce pays et beaucoup de gens vivent de la culture du coton».

baziri

A l’en croire, la commune de Kokologho compte 100 associations de tisseuses qui regroupent plus de 1 000 femmes et ces femmes vivent de ce métier. «Elles nourrissent leurs familles à travers ce métier donc, soutenir une telle idée, c’est aider à créer des emplois, à créer des richesses et nous avons immédiatement adopté le parrainage par ce que nous devrions faire en sorte que l’initiative ne soit pas seulement une fête ou une rencontre, mais plutôt installer un village de « Faso danfani » à Kokologho et faire en sorte que, dans ce local, on puisse avoir des tisseuses, des vendeurs de tissus, des couturiers et aussi des expositions de vêtements» a-t-il expliqué le motif de son parrainage.

Pour sa part, la représentante du Haut-commissaire de la province de Boulkiemdé, Marie Edith Yaméogo a apprécié l’initiative. «C’est une bonne initiative que j’apprécie et je ne peux qu’encourager le promoteur, le soutenir et l’appuyer dans son travail. Mais, le côté financement, nous allons nous retourner vers les associations et l’Etat et ensemble, voir ce que nous pouvons faire pour pérenniser cette activité»

Du côté de la Régente, autrefois, le «Faso danfani» a toujours existé dans la tradition coutumière et a servi aussi dans les rythmes mortuaires. Elle a expliqué «qu’en son temps, il fallait être d’une certaine classe pour bénéficier de cela. Mais de nos jours, tout le monde a cette chance de pouvoir se l’approprier donc nous rendons hommage aux tisseuses, aux couturiers mais également aux paysans. Si on se serre les coudes, je pense qu’on pourra asseoir quelques chose à Kokologho toute petite soit-elle, elle grandira avec le temps et avec le soutien de tous»

Le festival « rendez-vous à Kokologho » sera ponctué d’un concert musical moderne et traditionnel, d’un forum qui regroupera les acteurs de la mode et du monde textile, un défilé de mode international avec la présence des couturiers du Sénégal, du Togo et du Burkina Faso, et des formations à l’endroit des femmes tisseuses afin de mettre en « route » le moteur de la promotion du coton.

Ylkohanno Somé

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