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CULTURE

Le Conseil des ministres du mercredi 7 septembre 2016, a procédé à l’examen d’un projet de loi portant sur la décoration artistique des constructions publiques. Ce projet de loi dite « 1% artistique » vise la mise en place d’un cadre juridique approprié créant l’obligation de décoration des bâtiments publics et des bâtiments recevant du public par des œuvres d’artistes burkinabè ou vivant au Burkina Faso. Face à une telle disposition, les artisans disent être perplexe.

 

C’est une démarche que cette artiste installée au sein de « la maison de l’artisan », considère comme salvatrice du moment où ces derniers sont les mieux indiqués pour équiper une administration ou encore un édifice public. C’est la raison pour laquelle, Maïmouna Ribo, artisan-designer et présidente de l’Association Bolobaraso  estime que « cette décision est la bienvenue ».

Cependant, elle espère que cette disposition ne viendrait pas s’empiler aux autres déjà existantes, quant à la valorisation des produits artisanaux. Car, « il faut reconnaitre que parler et agir sont deux choses différentes. En son temps, pas mal de décisions avaient été prises pour le bien être des artisans, mais jusque là on n’a rien vu », martèle la présidente de « Bolobaraso ».

A en croire l’artiste, l’ensemble des artisans burkinabè se tien disposé avec toutes leurs connaissances  et prêts à répondre aux différentes demandes qui leurs seront adressées.

En somme, Mme Ribo reconnait que c’est un projet qui vise à « valoriser notre culture », à travers cette démarche. Selon elle, cela constitue un grand pas qui permettra sans doute de booster l’économie nationale. Par ailleurs, Maïmouna Ribo espère que ce projet de loi pris en conseil des ministres, sera mis en application le plus tôt possible, afin « qu’on puisse s’estimer heureux ». Tout en souhaitant que son application soit effective, elle soutient qu’ « il ne faudrait pas que ce soit une décision  qui va dormir dans les placards ».

Guy Serge Aka

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