Aujourd'hui,
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Culture: Ouagadougou va abriter du 27 février au 1er mars 2018 la première édition du Festival panafricain de la Série"Séries Séries" 
Israël: 750 migrants africains menacés d'expulsion en grève de la faim (RFI)
Football: Le RCK éliminé de la ligue africaine des champions après sa défaite 2 à 0 à Libreville
Football: L’EFO éliminé de la Coupe de la Confédération après sa défaite 1 à 0 contre l’Olympic Star FC du Burundi
Burkina: le journaliste Mahamadi Tiegna nommé directeur général des Editions Sidwaya (Conseil des ministres)
Burkina: Le journaliste Pascal Yemboini Thiombiano nommé  directeur général de la radiodiffusion télévision du Burkina
Mali: deux soldats français tués et un blessé dans l'explosion d'une mine artisanale (RFI)
Nécro: Idrissa Ouédraogo décoré Grand officier de l'Ordre national à titre posthume avant d'être inhumé ce mardi 20 février
Bobo Dioulasso: deux morts dans l’éboulement d’une mine à Borodougou (Oméga Fm)
Burkina: 620 394 personnes seront en situation d'urgence alimentaire de juin à août 2018 (Sonagess) 

CULTURE

Valoriser la culture et l’artisanat de la localité à travers la sauvegarde de ses pas de danse, tel est l’objectif principal du festival Awna qui se tiendra pour la cinquième fois à Pouni. Pour cette 5è édition, le festival est placé sous le parrainage de René Bagoro, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique. Le comité d’organisation à travers son président, Bouma Ernest Nébié, journaliste à la Radio-Télévision du Burkina (RTB) dit être prêt et n’attend que les festivaliers à cet évènement placé sous le thème : «Le respect de nos valeurs traditionnelles, facteurs de lutte contre l’incivisme». Il aura lieu cette année du 1er au 2 juillet 2017.


Fasozine : Quelles est l’objectif que vise le festival Awna ?

Bouma Ernest Nébié : le premier objectif de ce festival est de sauvegarder les pas de danse de la localité. Nous voulons donc faire revivre ces pas de danse. Le second objectif est de faire la promotion de notre culture. Le festival Awna a permis à la danse «Frôh» par exemple d’être connue parce qu’à son départ, il n’y avait que deux personnes qui connaissait encore cette danse. Beaucoup de villages ont repris certaines danses qu’ils avaient abandonné aujourd’hui grâce à ce festival. Ce festival a également permis de rassembler les fils et filles de la localité grâce aux retrouvailles. Il y a aussi que nous avons semé la joie dans les cœurs et les populations de la localité se sont appropriées ce festival. Nous estimons donc que le bilan est positif.

Quelles seront les grandes articulations de cette 5è édition ?

Il n’y aura pas un grand changement mais nous avons ouvert le festival à d’autres troupes cette année parce que nous nous sommes rendus compte que nous partageons les mêmes pas de danses et les mêmes valeurs culturelles. Il s’agit notamment de la province de la Sissili. Nous espérons l’ouvrir à d’autres provinces mais tout en faisant attention à ne pas phagocyter nos pas de danse.

Pourquoi le choix de ce thème ?

Nous sommes partis du constat que nos valeurs culturelles ne sont pas respectées alors que ces valeurs sont importantes dans notre éducation. Nous voulons donc interpeller les populations à revenir sur ces valeurs afin de lutter contre l’incivisme. Nous aurons donc les troupes des 21 villages de la province, soit 33 troupes au totale. A l’occasion des panels, nous mènerons le débat sur différentes thématiques afin d’en faire un rapport et le mettre à la disposition de qui de droit pour d’éventuelles décisions. Et à quelques jours, je vous assure que tout est fin prêt et toute la province est mobilisée et n’attend que les festivaliers.


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