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SITHO 2017 : une centaine d'exposants, 25 tours opérateurs et de 50 000 visiteurs sont attendus au Salon du tourisme de Ouagadougou. 
Justice: le dossier du procès intenté par Aly Ouédraogo contre Safiatou Lopez renvoyé au rôle général pour reprogrammation.
ONU : le Burkina condamne les essais nucléaires conduits par la Corée du Nord (Roch Kaboré).
ONU : les essais nucléaires nord coréens, "une menace à la paix et à la sécurité de la péninsule coréenne et du monde" (Roch Kaboré).
Kenya: après l'invalidation des élections des juges "attaqués et menacés" selon David Maraga président de la cour suprême.
Parlement: Alassane Sakandé chez le Mogho Naaba pour «recueillir ses conseils et demander des bénédictions pour le succès de sa mission».
Burkina: «Tourisme interne: enjeux et défis», c’est le thème du 12e SITHO qui se tient du 28 septembre au 1er octobre.
Côte d’Ivoire: 15 ans après la rébellion, Soro dit ne ressentir aucune honte à demander pardon.
ONU: une cinquantaine de pays signent un traité interdisant symboliquement l’arme nucléaire.

CULTURE

Depuis 30 ans, elle nourrissait l’espoir de mettre son talent de chanteuse au profit de son Dieu. C’est chose faite ce mercredi 21 juin 2017. Nestorine Sangaré, ancienne ministre de la Promotion de femme, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a présenté son premier album aux hommes de médias dans l’antre du jardin de la musique le Remdoogo de Ouagadougou.


«Un père fidèle», c’est le nom que porte ce premier opus de la désormais artiste Nestorine. Cet album de 10 titres, Nestorine le dédie à Dieu. «Ce Dieu qui a été d’un soutien inestimable durant les périodes difficiles de la vie et qui est un père qui traite ses enfants d’une manière spéciale», dit-elle. Dans «Un père fidèle», le titre éponyme qui a donné son nom à l’album, Mme Sangaré exprime sa reconnaissance à ce père fidèle en qui elle a puisé de l’assurance. «Assurance tous risques» est d’ailleurs l’un des titres de cet opus. Dans cette chanson, l’artiste dit que plusieurs évènements difficiles de la vie l’ont convaincue que croire en Jésus Christ est une assurance.

A travers «Manni Sougri», l’ex ministre (actuellement jugée avec les autres membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré pour leur présumée implication dans les évènements ayant conduit à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et la mort de manifestants qui en a découlé) invite à la repentance. «J’ai composé cette chanson pour demander pardon à Dieu car nous les chrétiens, nous faisons trop souvent le contraire de ce que Dieu attend de nous», affirme le chantre. On y trouve également des titres comme «Mam Ka Zemseyé» qu’elle dédie aux personnes qui se sentent rejetées, méprisées et abandonnées. L’ancienne ministre se définit en effet comme une chanteuse triste qui réconforte et qui guérit les âmes malades.

Beaucoup de Burkinabè découvrent ainsi une nouvelle facette de Nestorine Sangaré, alors que ses débuts dans la musique remontent à plusieurs décennies. Elle dit avoir hérité de sa mère ses talents de chanteuse. Elle a commencé à chanter à l’âge de six ans en écoutant sa mère chanter lors des évènements spéciaux. Depuis le lycée national de jeunes filles de Ouagadougou, elle avait intégré la chorale de l’église centrale dans les années 80. En 1988, elle a enregistré d’ailleurs un album avec cette chorale avant d’enregistrer un autre intitulé «Près de Jésus» avec le groupe musical «Les chantres de l’éternel».

«Une œuvre spirituelle et non politique»
Lorsqu’on lui pose la question sur la relation entre son actualité politique et sa nouvelle vie d’artiste, Nestorine Sangaré est sans ambages : «Moi je ne suis pas politique même si j’ai fait partie d’un gouvernement par hasard. Je reviens à ma vie normale après mon mandat. Je n’ai donc aucune réaction de la classe politique par rapport à mon album. Des personnes proches me félicitent pour ce que je fais. C’est une œuvre spirituelle et non politique.»

Dans cette nouvelle carrière, Nestorine s’inspire de la vie et l’œuvre de grandes chanteuses d’ici et d’ailleurs telles que Germaine Zidouemba, Tina Turner, Nina Simone, Barbara Kanam et de plusieurs femmes artistes talentueuses du Burkina Faso. Elle compte donc sur la grâce de Dieu et le soutien du public afin de produire en un temps record plusieurs autres albums de qualité dans l’espoir de rattraper le temps perdu. L’artiste compte également mettre cet album à profit pour la sensibilisation des jeunes filles afin d’atteindre l’objectif «Zéro grossesse en milieu scolaire». D’ores et déjà, 500 francs CFA seront prélevés sur chaque CD vendu à cet effet.

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