Aujourd'hui,
URGENT
Agriculture: les parasites, notamment les chenilles légionnaires, ont été maîtrisés à 98% dans la region du Sud-Ouest (Directeur régional).
Covid-19: l’ambassade de Chine au Burkina offre 10 000 masques et 20 thermomètres au ministère de l’Education nationale.   
Burkina: la police met fin aux activités d’un réseau de présumés malfrats dans la ville de Ouaga détenant 509 cartes bancaires.   
Niger: 6 Français et 2 Nigériens tuées dimanche par des hommes armés dans la zone de Kouré (sud-ouest du Niger). 
Tapoa: 5 personnes enlevées samedi sur l'axe Fada-Kantchari par des hommes armés ont été retrouvées saines et sauves dimanche. 
Bobo Dioulasso: 850 élèves de l’Enam en formation militaire au Groupement d’instruction des forces armées.
Fada: l’explosion d’un pneu provoque une débandade au marché de bétail. 
Covid-19: les cas confirmés en Afrique dépassent la barre du million. 
Burkina: la Semaine nationale de la culture ne se tiendra pas en 2020 à cause de la Covid-19 (ministre de la Culture).
Liban : au moins quatre Burkinabè blessés dans l'explosion survenue au port de Beyrouth (bilan provisoire). 

CULTURE

« L’interprète » du réalisateur ivoirien Olivier Koné  est l’un deux de longs-métrage de la Côte d’Ivoire en compétition pour l’obtention de l’Etalon d’or de Yennenga. Cette fiction de 90 minutes, conçue par Khady Touré, réalisée à Abidjan relate l’histoire de Naturelle, une jeune épouse et mère qui est l’un des meilleurs interprète de son pays.


Cette dame, qui est très heureuse dans la vie, ne l’est cependant pas dans sa vie de couple qu’elle trouve monotone, après trois ans de mariage avec David Rellys.  Tout commence lorsqu’elle devient l’interprète d’un homme d’affaires américain, Michael Newman, qui séjourne à Abidjan dans le cadre de ses affaires. Elle devient l’amante de ce dernier. Très amoureuse et trouvant de plus en plus son mari gênant, elle demande à son amant d’assassiner son époux. Newman refuse et c’est là que tout s’emballe. Lors d’une émission télévisée consacrée à l’investisseur américain, une vidéo de l’assassinat de l’époux de l’interprète passe en direct. A l’issue de cela, l’Américain est arrêté pour le meurtre et une enquête est ouverte. Naturelle, qui fait semblant d’être triste, est priée de ne pas quitter le territoire pour les besoins de l’enquête…

Ce film qui mérite d’être vu car les enseignements y sont nombreux sur les relations humaines et de couple. Un film humain, drôle, et qui ne manquera de réveiller certaines blessures de certains cinéphiles qui ont été trahis... Mais pour l’actrice principale, scénariste et co-réalisatrice du film, Kadhy Touré, ce film est loin d’être un appel à l’infidélité mais plutôt à une prise de responsabilité.

« L’infidélité n’est pas normale, moi-même je condamne cette attitude mais c’est bien d’en parler quand même. Quand on voit l’attitude de David Rellys, l’époux de Naturelle, on voit qu’il est trop mou comme garçon et ce n’est pas ce que recherchent les femmes d’aujourd’hui. (…) Mais dans ce film je ne tente pas de justifier les femmes infidèles. Il faut que dans les relations humaines et de couple, chacun puisse savoir pourquoi l’autre a flanché ainsi de suite », a expliqué Kadhy Touré.

En somme, pour cette dernière, ce film s’adresse à tout le monde et la présence de l’Américain Newman dans le film qui passe d’une fille à une autre a été faite pour dénoncer le comportement de certains expatriés qui, une fois en Afrique, font ce qu’ils veulent. Et cette attitude a été sanctionnée dans le film à travers son inculpation pour le meurtre de l’époux de Naturelle.

Pour le réalisateur, Olivier Koné, ce film vise à attirer l’attention de tous les couples sur le risque de la monotonie : « Il faut sans cesse renouveler son amour à son conjoint car vous avez vu que Naturelle après trois ans de vie de couple a courbé l’échine à cause de la monotonie de sa relation avec David ». Côté technique, il est difficile d’en dire quelque chose car le film projeté était une ancienne version. Pour l’équipe de réalisation, dans la nouvelle version que devrait avoir normalement le Fespaco, l’enveloppe sonore a été revue ainsi que l’amélioration de certains plans et séquences. Aussi le sous titrage en français pour la partie des dialogues en anglais y est présent contrairement à la version diffusée.

Malgré ce couac qui sera certainement corrigé lors des prochaines séances, le film est de belle facture avec une bonne maitrise du jeu d’acteur et une thématique populaire bien racontée pour les premiers pas de l’actrice Touré dans la réalisation. Une première appréciée par le public venu assister à la projection.
« Je suis content de voir le film aujourd’hui bien qu’il ait eu des soucis au niveau technique. On avait une belle histoire qui était bien construite. Franchement bravo » a laissé entendre Abdoul-Aziz Diallo, technicien de cinéma burkinabè.

Dimitri Kaboré

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