Aujourd'hui,
URGENT
Burkina: une croissance de 6,5% en moyenne annuelle attendue sur la période 2021-2022, sous l’impulsion du secteur tertiaire (+7,8% et 7,6%
Burkina: le déficit global base engagement se situe à 254,0 milliards de FCFA contre 381,7 milliards de FCFA en 2018 (-33,5%).  
Burkina: 1 598,1 milliards de FCFA  de recettes mobilisés à fin octobre 2019 contre 1 412,0 milliards de FCFA à la même période en 2018 (+1
Burkina : l’activité économique enregistre pour 2019 une croissance de 6,0% contre 6,8% en 2018 (Conseil des ministres).
Burkina: le gouvernement adopte un décret portant prorogation de la période de révision des listes électorales biométriques au titre de l’a
Burkina: le parti politique "Le Faso Autrement" admis au sein du Réseau Libéral Africain en qualité de membre observateur. 
Burkina: l’opposition politique dénonce "l’activisme politique" du Médiateur du Faso et interpelle le chef de l'Etat. 
Burkina: les agents des péages annoncent une grève du 27 février au 1er mars 2020. 
Burkina: plus d’un milliard de dollars, c’est le montant que la Banque mondiale entend apporter pour soutenir les efforts de développement.
Burkina: la Banque mondiale accorde une enveloppe supplémentaire de 700 millions de dollars pour faire face au défi sécuritaire.   

CULTURE

Le long métrage « Fre » du réalisateur éthiopien Kinfe Banbu est en lice pour l’obtention de l’Etalon d’or de Yennenga. Son film, qui traite de la tragédie d’une fille de 15 ans violée par trois hommes, a été projeté ce lundi 27 février 2017 dans la matinée au Ciné Burkina. Pour le réalisateur, ce film est tiré d’une histoire réelle.


Le film met l'accent sur la vie d'un père veuf. Après que sa fille Fre ait été violée par trois hommes, le père passe par des hauts et des bas pour sauver sa fille sexuellement abusée internée à l’hôpital.
Après quelques jours d’hospitalisation, Fre décède pendant que son géniteur était allé chercher un médicament. Pris de colère, il décida de venger sa fille en tuant de sang-froid deux des trois violeurs et en crevant l’œil du troisième.

En somme, ce film dramatique reflète comment la vie peut basculer d’un moment à l’autre. Problématique du viol des mineurs, système sanitaire précaire, vengeance, manque de confiance à la justice et vie familiale déséquilibrée sont les thématiques abordées par le cinéaste éthiopien dans le présent film.

Cette fiction d’une durée de 97 minutes a été réalisée à Addis-Abeba, en Ethiopie. Le plus saisissant dans cette « tragédie » est la transmission de l’émotion  par l’image. Le cinéphile est attiré de bout en bout et est plongé émotionnellement dans le film. La souffrance de Fre à l’hôpital et le désarroi de son père est vécue par le public.

Le réalisateur a aussi privilégié de montrer directement l’assassinat des deux violeurs par le père. Sang et coup porté sont montrés dans des gros plans comme pour montrer la rage de la vengeance. Les séquences s’enchainent harmonieusement et le jeu d’acteur très bien mené par les acteurs principaux fait de ce film une œuvre agréable à voir.

Autre bon point de ce film : la qualité des images. Des images sur lesquels on n’a pas du tout envie de se détourner. Outre cela, ce film s’est aussi écarté de la traditionnelle « happy End » : Fre va mourir après une souffrance atroce (physique et morale) à l’hôpital et son père a été condamné à 23 années de prison pour le meurtre des violeurs. Une fin inattendue par les cinéphiles qui espéraient une guérison de la petite Fre.

Ce qui est déplorable dans cette fiction, est le fait que l’auteur ait privilégié la vengeance privée avec la loi du talion, « œil pour œil dent pour dent » au lieu de la justice. La justice n’est intervenue qu’après le meurtre des violeurs. Cette question de la vengeance privée a été posée au réalisateur mais il était très embarrassé. Finalement, il n’a pas pu répondre à la question. Il a juste lancé un « I dont know ». Pour une journaliste européenne, le réalisateur a voulu tout simplement dénoncer le manque de justice surtout pour les questions de viol dans certaines contrées de l’Afrique. Malgré tout, c’est une belle fiction qu’appréciera le public africain. Mais attention, Le film a été tourné en langue locale et sous-titré en anglais…

Dimitri Kaboré

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