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A L'HONNEUR

Jeune et déjà aguerri! En trois matches, le gardien de buts des Etalons du Burkina a étalé toute sa classe au cours de cette 31e édition de la coupe d’Afrique de nations, CAN Total Gabon 2017. Face successivement aux lions indomptables du Cameroun, aux Panthères du Gabon, hôtes de la compétition puis, samedi dernier, en confrontation avec les Lycaons de la Guinée-Bissau, Hervé Kouakou Koffi s’est véritablement érigé en dernier rempart des Etalons du Burkina Faso. De sauvetages in extremis en élégantes parades, le jeune sociétaire de l’Asec d’Abidjan a déjà marqué les esprits au cours de la reine des compétitions sportives du continent.


Première expérience pour ce joueur à peine sorti de la vingtaine — il est né le 16 octobre 1996 à Bobo-Dioulasso —, dossard 16 de l’équipe nationale du «pays des hommes intègres», le match du 14 janvier dernier qui oppose son équipe à celle du Cameroun reste pour lui un heureux baptême de feu. Le public sportif burkinabè et africain admire tout autant les sorties judicieuses, les prises de balle fermes que la capacité d’anticipation de ce gardien qui fait ses premières classes dans la cour des grands. «Comme c’est ma toute première participation à la CAN, ça n’a pas été facile. Au début, j’avais un peu le stress. Ce match-là restera gravé dans ma tête jusqu’à la fin de ma carrière», a-t-il indiqué après sa prestation qui a du reste fait le buzz sur les réseaux sociaux au Burkina.

Et comme l’appétit vient en mangeant, Hervé Kouakou Koffi s’est sublimé au fil des matches, affichant une confiance à toute épreuve qui avait le don de désarmer les attaquants chevronnés des équipes adverses. Tant et si bien qu’avec sa discipline et son grand talent dans les perches burkinabè, les Etalons se retrouvent à présent au second tour de la compétition, et terminent même la phase de poule en tête de leur groupe. Certes, ce résultat reste «collectif», ainsi que le témoigne si justement Bertrand Traoré, mais on peut objectivement admettre que ce jeune Koffi a sauvé bien des buts qui ont largement participé à cette embellie.

Fils de l’international Hyacinthe Koffi, ancien capitaine de l’Association des fonctionnaires de Bobo-Dioulasso (ASFB), Hervé Kouakou Koffi est formé au Rahimo FC. Il rejoint ensuite le Racing Club de Bobo-Dioulasso (RCB) avec lequel il remporte, en 2015, le championnat du Burkina Faso et est «désigné meilleur gardien du championnat». Il s’exporte alors vers la Côte d’Ivoire à l’intersaison 2015 pour opérer dans les rangs de l’Asec Mimosas d’Abidjan. Sur les bords de la lagune Ebrié, celui qui est d’abord troisième gardien s’impose rapidement «comme titulaire dès sa première saison et participe à la Ligue des champions d’Afrique avec cette équipe».

L’année 2015 est, déjà, une année faste pour ce jeune et talentueux gardien, qui accroche également à son tableau de chasse le titre de finaliste des Jeux africains avec l’équipe du Burkina Faso des moins de 23 ans. Sa première sélection en équipe A, le 26 mars 2016, où les Etalons rencontrent l’équipe de l’Ouganda en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations est une grâce. Il gagne la confiance de l’entraîneur, Paulo Duarte, qui le titularise dans les buts pour cette 31e CAN.

Le moins que l’on puisse dire jusque-là, c’est qu’il a largement répondu aux attentes du coach, de ses partenaires et du public sportif qui découvrent un gardien de grande classe à son si jeune âge. Un talent à l’état pur qui ne peut que se bonifier avec les compétitions. Bravo Hervé Koffi!

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